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Note conceptuelle

34ème Edition Journées De l’Entreprise

L’ENTREPRISE & LE NOUVEAU ROLE DE L’ETAT

Les 6 & 7 Décembre 2019

La question du rôle de l’Etat a été déjà débattue aux journées de l’entreprise en 1993 et en 2007. Les recommandations ont alors porté sur la nécessité de mettre l’accent sur le rôle de l’Etat promoteur d’un environnement propice à l’entreprenariat et au développement de l’entreprise, ainsi que sur l’importance des rapports étroits de concertation et de coopération entre l’Etat et le milieu entrepreneurial.

L’intérêt du dialogue public-privé et de l’approche participative pour l’élaboration des politiques publiques est devenu ainsi évident aux yeux de tous.
Les graves crises politique, économique, sociale et morale que connait aujourd’hui notre pays, associées à un environnement mondial complexe et en mutation rapide, génèrent de nouvelles attentes à l’égard de l’Etat et nous imposent de trouver des réponses concrètes à des problématiques précises.
Pour en débattre, la 34ème édition des journées de l’entreprise qui se tiendra les 6 et 7 Décembre 2019, sera organisée sous le thème:

« L’ENTREPRISE & LE NOUVEAU ROLE DE L’ETAT »

Ces journées débuteront par un panel d’ouverture intitulé « Crise Politique : Pour un Etat Efficace »
Il sera une occasion pour discuter de la crise politique que nous vivons, des défis qu’elle soulève et des alternatives pour y faire face :
– Comment pallier aux défaillances de notre système politique pour assurer la stabilité et l’efficacité des institutions publiques ?
– Comment améliorer la Gouvernance et l’efficacité économique de l’Etat, et faire aboutir les réformes ?
– Quel besoin et quels moyens pour rétablir un « Etat fort » ?

Le premier panel traitera logiquement de « Crise Economique et Rôle de l’Etat ».

En effet, et en dépit des controverses éternelles sur le degré d’implication de l’Etat dans les sphères économiques et sociales, partout dans le monde (dans les pays développés comme dans ceux en voie de développement), citoyens et entreprises attendent de nouveau de l’Etat
qu’il soit « réducteur d’incertitudes », c’est-à-dire qu’il soit un « Etat stratège » chargé de «préparer l’avenir ».

Face à des enjeux majeurs (gestion des ressources rares, repositionnement dans les chaines de valeurs, intégration des progrès technologiques à venir…)et face à une concurrence internationale agressive portée par les stratégies industrielles de plusieurs pays, pouvons nous réellement passer :

– D’un Etat qui soit en mesure d’identifier les opportunités, les filières et les partenaires de demain, et d’exercer un rôle de veille, d’évaluation et de prospective ?
– D’un Etat qui puisse coordonner les initiatives privées et les mobiliser en faveur de projets et de filières stratégiques ?
– D’un Etat nécessairement réactif et agile, qui saura se concentrer sur ses missions essentielles et se désengager de certaines tâches et activités ?

Le deuxième panel se focalisera sur la « Crise Sociale : Quel Modèle d’Inclusion à Adopter ?»
– Avec des finances délabrées, que peut encore faire l’Etat pour réduire l’exclusion et les disparités ?
– La Microfinance et l’Economie Sociale et Solidaire ont-elles atteint leurs limites dans ce domaine ?
– Et quelles contributions à l’inclusion économique et sociale peuvent encore apporter :
✓ L’ascenseur social qu’a été longtemps l’enseignement ;
✓ L’entreprise par le biais de la Responsabilité Sociétale (RSE) ;
✓ L’accès à des services publics de meilleure qualité, notamment grâce au digital ;

Le troisième panel traitera justement du thème de « Crise Technologique et Transformation Digitale de l’Etat ».
Le digital est en train de toucher et impacter l’économie dans son ensemble : secteurs, filières, métiers, emplois, croissance….
La transformation numérique de l’Etat devient une nécessité pour :
✓ Rendre plus efficiente son action et améliorer la qualité des services publics (à travers la numérisation et la dématérialisation des procédures administratives) ;
✓ Offrir un environnement de travail modernisé aux agents publics ;
✓ Mettre fin à la corruption et à la bureaucratie ;
✓ Contribuer à la réduction des dépenses publiques.

Comment donc réussir cette transformation digitale et vaincre les résistances ?
Quelle importance donner à l’accompagnement des agents publics, à leur implication dans ce changement, à leur appropriation du projet et à leur formation ?
Enfin, et face à toutes ces crises, les effets ne sont pas purement économiques et sociales (chômage, pauvreté, précarité…), ils sont aussi d’ordre civique et moral !
Les acteurs économiques et les citoyens sont désormais animés d’un « réflexe de survie » qui se manifeste par toutes ces incivilités, ces égoïsmes, cette indiscipline, cet opportunisme, ce désengagement et cette absence d’adhésion à tout « projet collectif ». Comment faire face à
la crise d’appartenance à l’Etat, à l’entreprise ou à tout projet collectif ?

Le quatrième et dernier panel des journées traitera ainsi de « Crise des Valeurs : Vers un Etat Régulateur ».

Dans ce contexte actuel, l’Etat tunisien doit passer du rôle d’acteur direct à celui de régulateur et de facilitateur : il faut revoir tout le modèle sociétal et économique tout en prenant en considération le nouveau rôle de l’Etat à jouer devant les nouveaux défis d’aujourd’hui dont le populisme, la mutation technologique, le nouveau modèle de développement, l’inclusion économique et surtout la reprise des valeurs sociétales.